• L'empreinte écologique dans ta face . Voyage au pays des chiffres...

    L'empreinte écologique dans ta face

         Ci-dessous, un texte que j'avais élaboré en 2008 et qui m'aidait à légitimer ma démarche de diplôme.

         C'est la lecture de "Prospérité sans Croissance"  de Tim Jackson, publié en 2009, qui m'a rappelé cette petite rédaction

        Voici le texte:

        "Il me semble nécessaire d’introduire ici le concept de l’empreinte écologique. Pour William E. Rees, un des pères de ce concept:

         « L’empreinte écologique est la surface correspondante de terre productive et d'écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l'assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète »

         L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) propose la définition suivante :

         « Mesure en hectares de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée »

         Cet indice simple, immédiatement opérant et très pédagogique n'a pas la prétention de tout décrire. Il annonce même qu'il sous-estime certains aspects. C’est cependant un outil extrêmement utile et dont la manipulation est très instructive.

         L’empreinte écologique est bien évidemment hautement variable suivant la population considérée : lorsque un Indien a besoin en moyenne de 0.8 ha  pour assurer ses besoins, un Brésilien aura une empreinte de 2.1 ha, un membre de l’Union européenne 3.8 ha (en moyenne) et un Américain 9.4 ha. Le Français a une empreinte écologique de 5.3 ha. On peut noter que ce concept peut être, par extension, appliqué à d’autres entités que la population. On peut par exemple observer que l’empreinte écologique  d’un logement avec chauffage central dans un immeuble collectif est de l’ordre de 0.26 sur un an et par habitant quand la maison individuelle est de l’ordre de 0.47 sur la même période. De même  l’empreinte écologique par an et par habitant du transport routier est égale à 1.06 quand le train est à 0.05 en France.

         L’empreinte écologique moyenne d’un habitant de la planète terre est de 2.23 ha. La terre possède une surface totale de 510 065 700 km² dont 149 400 000 km2 (29,29 %) de terre émergée. La population humaine étant aujourd’hui de 6.5 milliards d’individu chacun dispose de 7.8 ha. Cette surface doit être partagée avec le reste de la faune et de la flore, qui a aussi des besoins incompressibles et, si on supprime les terres improductives (glaciers, sommets, déserts…), il ne nous reste plus qu’environ 120 000 000 km². Cela représente  1.8 ha par personne. Ce chiffre est déjà bien inférieur aux 2.23 de l’empreinte écologique individuelle. Nous vivons déjà «  à crédit » sur le potentiel de notre planète, son écosystème général ne peut plus fonctionner correctement aujourd’hui. Il nous faudrait environ 1.24 planètes.  Nous serons en 2030, sauf grande catastrophe,  environ 8.2 milliards. Il nous faudra alors 1.5 planètes, dans l’hypothèse que notre empreinte écologique reste la même, ce qui va à l’encontre de toutes les statistiques et notamment celles concernant la Chine et ses 1.3 milliards d’habitants aujourd’hui (1,45 milliards estimés en 2030).

         Il faut rajouter à ce constat que les terres « productives» sont en régression constante, du fait des méfaits de la pollution et du réchauffement climatique qui en résulte : D’après le rapport annuel 1993-1994 des Nations-Unies sur l’environnement, 17 % des terres dans l’ensemble du monde ont été endommagées à plus ou moins grande échelle depuis 1945, et  6 à 12 millions de mètres carrés du territoire mondial sont affectés par la désertification. A cela on peut rajouter la hausse probable du niveau des mers. L’autre grand prédateur de terres fertiles c’est … la ville. Aujourd’hui les surfaces urbanisées représentent environ 5 % de la surface des terres émergées, soit  7 500 000km².  L’urbanisation n’a jamais été aussi importante et son évolution est exponentielle. La moitié de la population mondiale vit aujourd’hui dans les villes et on estime que 165 000 personnes viennent s’installer en zone urbaine chaque jour.  L’ONU estime que la population urbaine sera de 5 milliards dès 2030. Si on suppose que la surface urbanisée est proportionnelle à la population urbaine, nous atteindrons environ 8 % des terres émergés urbanisées, soit  12 000 000km² (4 500 000km² en plus). Bien entendu, ce chiffre est faux car aujourd’hui les nouvelles implantations sont majoritairement très peu denses. Si l’on prend seulement  les chiffres de 6 000 000 km² de terre désertifiée en 2030 et 4 500 000 km² de terre urbanisée, il nous reste 109 500 000  km² de terre productive. Il nous faudra alors 1.7 planète pour assouvir nos « besoins ». «  Besoins » qui sont, cela dit en passant, calqués sur ceux de 2008, époque où 800 millions de personnes souffrent déjà de sous-alimentation. Il est vrai que cette carence en nourriture est plus un problème de répartition des denrées que de production. Il n’empêche que cette distribution sera encore plus malaisée sur une planète de 8.2 milliards d’habitants."

    Et pour égayer tous ça , un petit schéma:

    L'empreinte écologique dans ta face

      

    Au faite, mes chiffres concernant les USA seraient sous-estimés... 


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  • Commentaires

    1
    minguinhirigue
    Dimanche 19 Février 2012 à 10:59

    Monsieur triche sur les chiffres de ces pauvres amerlock !

    2
    OlivierDB Profil de OlivierDB
    Dimanche 19 Février 2012 à 12:14

    ben voyons.....

    3
    Samedi 1er Juillet à 06:47

    Votre article est très bon, je vais le lire quand j'ai le temps

    destinations voyage au vietnam

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